21 May 2015 / media relations /

Trois raisons de quand même adopter le storytelling

Toute personne qui donne des présentations ou tient des discours régulièrement sera d’accord sur ce point : le storytelling (le recours à des histoires ou des anecdotes « personnelles ») marque les esprits. Tout le monde aime les histoires et les retient mieux qu’une énumération ennuyante de faits. Pourtant, on remarque que seuls les très bons orateurs (ou bien entraînés) osent passer le cap. Si le storytelling a un tel impact, pourquoi la technique semble-t-elle être une étape infranchissable pour les orateurs moins expérimentés ?

« Je n’ai pas l’habitude »

Un des obstacles les plus souvent cités est le suivant : les collègues sont habitués à un type de présentation, celle où l’orateur récite de manière plus ou moins systématique son document power point. Très peu osent s’éloigner du modèle présenter = préparer des slides, les projeter, les lire lors de la réunion et ensuite les envoyer en guise d’information aux personnes qui étaient présentes. En d’autres mots, l’organisation nous impose de suivre cette structure figée.

« Je n’ose pas me faire remarquer »

Il faut du courage pour se débarrasser d’une habitude bien ancrée. Il faut oser sortir des sentiers battus, s’éloigner du traditionnel « je-lis-mes-slides ». Ceci, alors que présenter est déjà un exercice angoissant pour de nombreux novices. Présenter arrive d’ailleurs en deuxième place des peurs les plus répandues, juste après celle de la mort… (!)

« Mon public n’a pas besoin d’histoire pour être attentif »

Ensuite, les histoires ne conviendraient pas à un public d’experts techniques, financiers ou avec une éducation supérieure. Ces personnes comprennent le jargon utilisé, le considèrent comme plus efficace et, surtout, comme plus fiable. Un chouette « emballage », c’est bon pour les enfants ou éventuellement à la fin des journées marathon remplies de réunions, si on veut garder tout le monde éveillé.

Selon nous, il existe une réponse simple à ces trois obstacles. On présente pour les trois raisons suivantes : pour être écouté, être compris de son public et, si possible, pour que ce dernier retienne ce qui a été dit. Si vous n’arrivez pas à ce résultat, c’est une grande perte de temps : celui du public et (pire encore) du vôtre.

Le storytelling est une technique très précieuse pour chacune de ces raisons : vous attirez l’attention, vous parlez une langue que votre public comprend et vous pouvez être sûr que, les jours suivants, les gens vous en parleront. Parce que, jeune ou vieux, tout le monde adore les histoires.

Heidi Bosmans

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